Sous les pavés de Spleen City ne se cache pas une plage mais une teuf clandestine sur laquelle Koza mise pour oublier ses problèmes. C’est en tout cas la certitude qui nous vient à l’écoute de Spleen Therapy extended, son dernier opus sorti le 19 décembre.
Buté au rap parisien et aux raves party, la musique du rappeur de Rosny-sous-Bois s’inspire autant de leurs sonorités que ses paroles se nourrissent de leurs histoires contestataires. Avec pour seule compagnie un bouquet de fleurs fanées et les souvenirs d’une rupture amoureuse, Koza se dévoile progressivement avec autant de sincérité que de brutalité. Sur des compositions variées de ses frères d’armes Kidam, Akim Beats, Cerne et Alfred, il met ses années de rap au service d’une psychanalyse express propulsée dans des sonorités électroniques. Il partage le micro avec deux invités de haut vol ; Hexpir et Lexxxmo qui s’adaptent parfaitement à la thérapie ambiante tout en délivrant des prestations solides et identifiables.
Avec ses opus Spleen City et Spleen Therapy, Koza dépeint avec lucidité, poésie et violence ce qui ressemble au crachat d’un marginal adressé à la Startup Nation. N’en déplaise aux costards gris anthracites, il évolue hors de la matrice ce qui lui permet de décrire l’apocalypse ambiante avec précision, groove et engagement. Si stylistiquement on sent les inspirations venus d’un JeanJass ou d’un TH, Koza sait s’en affranchir pour proposer son approche codifiée de l’écriture.
Pour prolonger l’expérience, il faut découvrir le Therapy Freestyle dans sa captation vidéo intégrale. Dans un décor industriel habillé d’un sourire géant peint par l’artiste plasticienne Marie-Lou Halford, Koza interprète des morceaux de Spleen Therapy et des couplets inédits. Ne vous laissez pas duper par sa nonchalance apparente, Koza est là pour montrer qu’il rappe bien mais surtout qu’il rappe mieux que les autres !
Gaspard
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