Le rock, c’est un peu le cousin bruyant qu’on invite aux soirées pour foutre l’ambiance. Guitares qui hurlent, amplis qui chauffent, énergie à décoller un mur. Un univers sauvage, brut, instinctif… et s’il y a bien un groupe qui incarne cette façon de faire trembler les murs, c’est Rage Against the Machine.
Nés dans le Los Angeles du début des années 90, ces quatre gars débarquent comme une tornade : riffs massifs, batterie bulldozer et une attitude de contestation permanente. On dit souvent que le rock, c’est une histoire de rébellion. Avec eux, c’est carrément une discipline olympique. Leur musique ne fait pas que faire du bruit : elle secoue, elle provoque, elle attrape l’auditeur par le col pour lui dire bouge-toi !
Ce qui frappe chez RATM, c’est la tension électrique de leurs morceaux. Tom Morello transforme sa guitare en vaisseau spatial, en machine d’arcade ou en sirène de manif, selon l’humeur. Tim Commerford et Brad Wilk construisent un moteur rythmique qui tourne à la nitro. Et au milieu, Zack de la Rocha balance des textes qui claquent comme des slogans tagués sur un mur.
Leur rencontre avait déjà tout d’un cocktail explosif : un guitariste geek des riffs mutants, un MC volcanique, un bassiste qui slappe comme s’il jouait au basket et un batteur capable de faire trembler un skatepark entier. Forcément, la potion ne pouvait que déborder.
« Leur musique a remis les guitares au centre du chaos »
Oui, ils piochent dans le rap pour l’énergie vocale et l’urgence, mais leur cœur bat clairement au rythme du rock le plus frontal. Leur musique a remis les guitares au centre du chaos, sans jamais oublier le groove. C’est peut-être pour ça que même les fans de hip-hop pur et dur se sentent chez eux dans ce vacarme organisé : il y a du message, du style, du feu.
Rage Against the Machine, c’est la preuve ultime que le rock n’est pas mort, qu’il n’a jamais pris sa retraite, et qu’il continue de gronder fort. Parfois, la meilleure manière de faire du bruit, c’est juste de monter le volume.
@jef_leo
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