En 1975, à 15 ans tu découvres les USA, des batteries, des linos, des postes radio : la mouvance avant le mouvement. Voilà la bande annonce d’un film de 50 ans, à travers les yeux de « Speedy Dan one ». Lors d’un voyage chez l’oncle Sam, Afrika Bambaataa lui dédicace l’album « Planet Rock » et signe DJ « Dee Nasty ». La légende s’écrit …
Daniel Bigeault, né en 1960 à Bagneux, découvre le rap à San Francisco en 1978 avec la funk. De retour en France, il se met aux platines. Il connecte avec Chabin et Sydney, collectionneurs comme lui. Sa rencontre avec Bad Benny marque sa volonté de rapper en français, évoquer les réalités locales (cf Destroymen, Johnny go). Arrive alors en 1984 « Panam city rappin’ ». A La fête de la musique pour le « NY city rap tour » il rencontre un certain Lionel D … « Dee Nasty les mains d’or » innove : traffic artisanal du cross fadder, « horse » et pass pass arrêtés. Ce champion de France au DMC compte 7 albums, 20 avec les maxi, 130 avec les collaborations et remix. Admire la diversité des projets : Rachid Taha, Rita Mitsuko, Cheb Khaled, Cachaito Lopez, Miguel Anga Diaz.
En Août 1986 les jams légendaires du terrain vague émergent grâce à la pub dans les fnacs et par Sydney à la radio. En parallèle Bernard Zécri lance Dee Nasty sur radio Nova en 1989 : le Deenastyle. Les plus grands noms y font leur baptême : NTM, Assassin, Solaar, MINISTER AMER. Les connexions se font dans un paysage encore cloisonné.
La série « Le monde de demain » remet la lumière sur le premier à avoir allumé les bougies. Il ressort son premier album en vinyle remasterisé blanc et « Nastyness » jusque-là inexistant en vinyle.
On retient Dee Nasty comme premier importateur de Hip-Hop en France et mélomane éclectique qui SE SAIT musicien en tant que DJ. Il nous a fait découvrir la science de ceux qui « font tout avec rien et réinventent tout ».
Claude-Alix
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