Dans le hip-hop, tout le monde ne finit pas PDG d’Aftermath ou milliardaire façon Hov. Beaucoup ont marqué nos années 90/2000 puis ont glissé hors cadre, parfois par choix, parfois par survie. Voici un check-up express, carré, des MCs US qu’on bumpait en boucle et qui mènent aujourd’hui des vies bien loin du rap game.
Légende boom-bap de Brooklyn, Jeru vit en partie à Berlin et tourne encore ici et là. En 2019, il recroise DJ Premier sur le dernier Gang Starr pour un couplet hommage. Toujours actif, mais loin du bruit.

Héros de l’underground californien, jamais à court de rimes. En 2023, il sort Sardines avec Apollo Brown. Toujours prolifique, toujours fidèle aux puristes.

Après Livin’ Proof en 1995, Lil’ Dap et Melachi se sont faits rares. Réunion éclair en 2019 sur “What’s Real” du dernier Gang Starr. Présence minimale, aura intacte.

Destin hollywoodien : Bad Boy → prison → expulsion → politique. De retour au Belize, il devient député puis chef de l’opposition. Battu en 2025, toujours figure majeure de son pays.
Chingy
Star mondiale en 2003 avec Right Thurr. Depuis, tournées nostalgie, un parfum lancé en 2022, quelques polémiques vite éteintes. Encore en scène, plus vraiment dans le game.

Tipsy en 2004, puis le chaos. En 2010, rumeur folle : “porté disparu”. Fausse alarme, mais vraie disparition médiatique. Quelques sorties indé, puis silence quasi complet.

Freestyles, hits, drames. Prison, accident, renaissance. Il revient dans le battle rap en 2014, puis sort une trilogie d’albums en indé. Toujours technique, plus discret.

Caroline du Nord fièrement représentée avec Raise Up. Prison en 2011, libération en 2014, apparition dans Empire, album Keep On Goin’ en 2018. Moins populaire, toujours respecté localement.

Rappeur un jour, mogul toujours. Après Ridin’ et un Grammy, il quitte le rap pour la tech : investissements massifs, rôle chez Upfront Ventures, appli Convoz. Un des plus beaux switchs de carrière du rap US.

Country-rap avant l’heure. Après des années compliquées, il signe chez Slumerican en 2016 et sort plusieurs albums, dont King of Crap en 2020. Toujours actif en indé.

Dipset au sommet, puis la chute : arrestation en 2018, 27 mois de prison. Libéré en 2020, mixtape #FreeSantana, quelques apparitions TV. L’album du retour se fait attendre.

Pilier Roc-A-Fella, mais surtout survivant. Greffe de rein en 2019, combats personnels lourds, activité continue. Figure respectée de Philly, symbole de résilience.

Période Shady Records brillante, puis indépendance. Albums réguliers, mais aussi problèmes judiciaires en 2019-2020. Depuis, il garde profil bas.

I Need A Girl le propulse. Conversion à l’islam, nouveau nom, puis arrestation en 2011 dans un dossier de drogue. Libéré en 2020 grâce à une mesure COVID. Depuis, vie très discrète, centrée sur l’humain et la foi.

Reine de la West Coast. Depuis 2018, elle a ralenti sa carrière, suite à des soucis de santé, et elle mène sa vie loin des projecteurs. Son activité cinéma / TV existe toujours dans son parcours — ce qui montre qu’elle n’a pas tout abandonné.
Chaque destin est unique, mais tous rappellent une vérité : dans le hip-hop, la lumière n’est jamais garantie, mais l’empreinte, elle, reste.
Prochain numéro : la même…version française?
Dirty Swift
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