DAN : Bamby bienvenue !
BAMBY : Merci !
Merci à toi d’avoir accepté notre invitation chez SKUUURT !
B : Avec plaisir !
Bamby, pour celles et ceux qui ne connaissent pas…
B : Qui ne connaît pas ?! (Rires)
Fière représentante de la Guyane, une artiste dancehall confirmée connue à l’international, qui a aussi bien featé avec des africains qu’avec des caribéens et qu’avec des artistes de la France hexagonale…On est sur quelqu’un !
B : Merci !
Et donc merci beaucoup d’avoir accepté l’invitation
B : Skrrrrt
Tu as sorti ton premier projet MUSE en mars dernier, ça fait un peu plus de 6 mois, maintenant qu’on est à tête reposée, quels retours tu en as ?
B : Que du positif ! Que du bon, que du bon, j’ai de très bons retours. Les gens apprécient mon courage, le travail de mes équipes, mon travail…Il est très bien reçu et ça me fait prendre beaucoup plus confiance en moi musicalement parlant. Donc je suis trop bien là, je suis confiante, je suis déter !

Tu avais encore besoin de prendre confiance musicalement ?
B : Bien sûr ! Il en faut toujours.
Et c’est un projet que tu as sorti avec ton propre label, Muse & Music, en coproduction avec Carthage Music, comment les choses se sont passées pour en arriver à ce stade-là ?
B : Écoute, c’était le déclic. À un moment donné, quand tu as envie de foncer, il faut que tu prennes le taureau par les cornes et que tu y ailles ! Et souvent, ça sous-entend de prendre son indépendance, ça sous-entend d’apprendre, de recommencer, de se former, de revenir plus fort, et d’être en accord avec soi et avec ses valeurs. De se créer un cocon, à soi, et c’est ce que j’ai fait.
C’est un album dans lequel tu parles notamment de la Guyane. C’est un territoire que l’on connaît moins ici, en France hexagonale, comment ça se passe là-bas ?
B : C’est chaud ! C’est le feu, franchement c’est le feu tout le temps ! Sauf que malheureusement il n’y a pas assez d’infrastructures pour que les jeunes puissent exprimer leurs forces, leur intelligence et leur passion, mais il y a énormément d’artistes très talentueux chez nous. Tant dans le dessin, que dans la couture, l’art, la poésie, dans pleins de domaines…C’est un endroit qui est très inspirant. Quand tu vas en Guyane tu es constamment inspiré ! De part le métissage, les différentes cultures qu’il y a, le melting-pot de fou qu’on a en Guyane, tu es constamment inspiré en fait !
Parce que c’est vrai qu’en termes de melting-pot, la Guyane tu peux difficilement faire mieux !
B : Ah mais laisse tomber, c’est un tableau de fou !
Tu as les influences du Brésil, du Suriname, des Caraïbes…
B : T’as le Brésil, le Suriname, t’as Georgetown…t’as plein d’endroits. T’as même la Colombie, il y a des Colombiens chez nous, des Dominicains, des Chinois, des Péruviens…Il y a vraiment tout en Guyane.
C’est pour ça que tu parles autant de langues dans tes sons et qu’on galère à comprendre ?
B : Exactement, mais vous êtes dans la vibes !
À la base tu es dans le dancehall, mais tu t’es aussi essayée à d’autres styles. Dans l’album tu as un feat avec Maureen, tu t’essayes aussi à l’afro, est-ce que ce sont des choses qu’on a pu te reprocher ? Tu y es allée sans te poser de questions ?
B : Au départ on me disait de rester concentrée sur un genre, et c’était vraiment avec raison parce que souvent pour te répertorier et pour que les gens puissent t’identifier, il faut vraiment que tu t’appuies sur un genre, c’est pour ça que je suis restée très concentrée sur le style musical dancehall. Après, ça n’empêchait pas que je savais déjà faire pleins d’autres choses et que j’avais déjà pleins d’autres titres à faire découvrir, mais il fallait quand même prendre le temps et il fallait quand même que j’assoie bien ma vibes et mon potentiel dans le mood dancehall. Quand c’était bon et que c’était confirmé, je me suis dit que j’allais montrer aux gens que je savais aussi faire d’autres choses.

Avant de sortir ce projet où tu nous montres toute ta palette, il y a 10 ans de singles…
B : Exactement, 10 ans de singles, 10 ans d’essais, 10 ans de travail, 10 ans de tournées, 10 ans de conquêtes…Quand j’ai sorti cet album, j’avais comme l’impression que c’était vraiment à point nommé. On me demande souvent pourquoi il est sorti aussi tard, mais souvent mieux vaut tard tu vois ? Le temps d’être prêt, le temps de connaître : se connaître un peu mieux et connaître un peu mieux son public.
Un accomplissement au final ! Quand on repense à la Bamby qui a fait un stage à New York, est-ce qu’on peut dire que la boucle est bouclée ? Puisque je précise que tu es partie à New York pour faire un stage dans le management. La boucle est bouclée, tu as ta société de production, c’est toi qui manages, on est bien ?
B : On est pas mal, on est content, franchement on est bien ! Il y a pleins d’autres projets à venir, je trouve qu’on est vraiment bien, et chanceux. J’ai un bon public, une fan base qui est super top, voilà quoi on est bien, je suis grateful, vraiment.
Sur ces belles paroles Bamby, merci beaucoup !
B : Skrrrrt ! Merci beaucoup !
Propos recueillis par Dan Ayassou
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