On ne s’attarde ni sur NAS, le rappeur emblématique et légendaire de Queensbridge, Queens, New-York, ni sur le contenu mythique (tant sur le fond que sur la forme), ni sur la qualité d’écriture ou sur les collaborations, pour le 1er album de ce jeune rappeur, avec les plus grands producteurs US de l’époque (Large Professor, Q-Tip, DJ Premier, Pete Rock). Non. Arrêtons-nous sur la pochette éternelle d’Aime MacAuley.
La pochette est une superposition d’images, avec divers effets de transparence, que permettaient les logiciels des années 90. Il n’y a pas 5000 détours : une photo de Nas, enfant, posée par transparence sur une photo de HLM du Queens (par Danny Clinch), une typo. L’affaire est pliée. Certains diront que la pochette est directement inspirée d’un album de jazz : “A child is born”, du Howard Hanger Trio.
Synthétique, la pochette est à l’image du contenu. On va droit au but. On devine les thèmes, l’ambiance, le ghetto, et l’enfant qui y a grandi et souhaite en sortir. Mythique, elle signera les débuts officiels d’une tradition dans le rap : mettre une photo de soi, enfant, entre nostalgie et réussite dans le parcours d’adulte.
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