DR YARO, L’INTERVIEW

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Scolti : Salut DR YARO, bienvenue chez SKUUURT. T’es d’origine malgache et comorienne et t’as vĂ©cu un peu partout en France, t’as multipliĂ© les dĂ©mĂ©nagements. Quel a Ă©tĂ© l’impact de tous ces croisements sur ta musique ?

DR YARO : Dans mon histoire musicale, j’Ă©coutais beaucoup de musique malgache Ă  la maison, et de musique comorienne, avec mes parents, ma grande sƓur etc. Et tous les dĂ©mĂ©nagements m’ont amenĂ© la culture de l’ouverture. Parce qu’au dĂ©but, j’Ă©tais dans le 94, lĂ  oĂč ça rappait beaucoup. Je suis parti vers Poitiers, lĂ  oĂč il y avait un autre style de rap. Il y avait des fois des mĂ©lodies, et je pouvais me permettre plus de choses. Donc on va dire que ça m’a ouvert. C’est que du bon

Cette question m’est venue en Ă©coutant l’intro de C’EST BON? Vol. 1, dans laquelle j’ai l’impression que tu veux proposer une palette de plusieurs choses que tu sais faire, et tes influences. C’est le cas ?

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Oui, c’est exactement ça. Quand on Ă©coute l’intro du projet, on comprend directement que :  OK, lui, on l’a connu peut-ĂȘtre sur Minimum Ça, sur des afros un peu commerciaux, on va dire, mais il y a aussi cette touche-lĂ  de RnB, que j’aime beaucoup. Il y a du rap aussi, parce que les gens ne savent pas que je rappe Ă  la base. J’ai commencĂ© en rappant. Et on retrouve quand mĂȘme de l’afro parce que c’est la base de ce que je prĂ©fĂšre en vĂ©ritĂ©

Tu le disais, t’as commencĂ© par le rap. Comment la bascule s’est faite vers le chant ?

Ça s’est fait naturellement parce qu’en vĂ©ritĂ©, j’ai commencĂ© Ă  Ă©couter de la musique en Ă©coutant des gens comme Soprano ou Section D’assaut, ou mĂȘme Stromae, et dans tout ce que je te dis on retrouve beaucoup le mĂ©lange de rap et de mĂ©lodie. Et en vĂ©ritĂ©, je pense que naturellement, j’aimais rapper, mais je voulais proposer des mĂ©los, ce que j’ai fait petit Ă  petit. Donc au dĂ©but, juste je rappais, les refrains Ă©taient chantĂ©s. Et aprĂšs, au bout de 4-5 ans, j’ai commencĂ© Ă  faire que des sons 100% chantĂ©s. Et maintenant, je rappe trĂšs rarement. Mais ça me fait toujours plaisir de rapper

Et est-ce que passer au chant, ça a impliqué pour toi de renoncer aux revendications que tu pouvais avoir dans tes raps ?

Pas renoncer, mais ça prend une autre forme. Mais on va pas se mentir, c’est vrai que quand il faut revendiquer, le meilleur moyen c’est le rap. Donc dans l’Afro, ça va ĂȘtre plus du cĂŽtĂ© des Ă©motions

Mais tu t’es dit que tu partais aussi sur quelque chose de plus lĂ©ger en termes de propos

Ouais, aprĂšs, c’est pas un truc rĂ©flĂ©chi aussi

Ça s’est fait naturellement

Ouais, c’est pas calculĂ©. Mais je sais qu’en fait, il y a plusieurs choix. Soit on dĂ©cide de revendiquer, soit on dĂ©cide vraiment de, comme je le disais, partager des Ă©motions aux gens, qui peuvent ĂȘtre tout aussi puissantes. Quelqu’un va Ă©couter ton son, et ça va lui rappeler quand il Ă©tait avec son ex, quand il pleurait. Ou peut-ĂȘtre que ça va lui rappeler des bons moments. Tu vois ce que je veux dire ? Donc c’est un autre dĂ©lire, mais c’est tout aussi puissant.

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T’as 26 ans, et t’es dans la musique en tant que pro depuis quelques annĂ©es dĂ©jĂ , en ayant commencĂ© la musique Ă  9 ans. T’as le souvenir d’avoir eu des ambitions dĂšs le dĂ©part ou tu le faisais juste parce que c’Ă©tait plus fort que toi, sans calcul ?

Sans calcul. À 9 ans, je pense qu’on ne pense pas vraiment Ă  ça. Moi, j’aimais juste Ă©crire des textes. Je m’enfermais. Dans mon cagibi j’avais fait un petit studio. J’ai pris le micro d’un jeu de Xbox que j’avais, Band Hero, et Audacity. Et vas-y, je m’enregistrais. En fait, c’Ă©tait mon truc. DĂšs que je rentrais de l’Ă©cole, je ne voulais faire que ça. Et c’est devenu sĂ©rieux, on va dire, Ă  partir de…trĂšs vite. DĂšs le collĂšge, je pense que je voulais dĂ©jĂ  percer dans le milieu. Donc, on va dire deux ans aprĂšs.

Il y avait un cĂŽtĂ© obsessionnel, un cĂŽtĂ© oĂč tu pensais qu’Ă  ça ?

Non. Non, parce qu’il y a l’insouciance. On est jeune, en vĂ©ritĂ© on s’amuse, Ă  l’Ă©cole, machin, et puis je me dis, vas-y, je mets mes vidĂ©os, Ă  l’Ă©poque, sur YouTube, je faisais des MySpace, des trucs, je demandais Ă  tout le monde de partager, et tout se faisait comme ça, tout doucement

T’avais dĂ©jĂ  des acouphĂšnes, enfant, ou c’est arrivĂ© plus tard ?

J’en avais, ouais. J’en avais, mais je ne sais plus Ă  quel moment. Je ne me suis jamais demandĂ©

C’est pas un truc qui t’a fait peur, en te disant que ça pouvait te poser des problĂšmes dans la musique ?

Non, parce que je pense qu’il y a des gens qui en souffrent plus. Moi, je sais que c’est vraiment au moment oĂč il y a un silence total que je vais l’entendre. Et en vĂ©ritĂ©, mĂȘme quand je dors, je vais toujours mettre une vidĂ©o en mĂȘme temps, il y a toujours un son, donc je ne fais pas attention. C’est une solution que j’ai trouvĂ©e

Dans ton parcours, on peut noter l’Ă©tape oĂč tu signes avec Naza et Keblack en 2008. Puis, il y a eu Gims en Ă©dition, puis Sony. On te compare parfois Ă  Keblack. Pour toi, c’est flatteur ou rĂ©ducteur ? Vous en avez parlĂ© quand t’as signĂ© ?

Non, on n’en a pas parlĂ©, puisqu’Ă  l’Ă©poque, on n’en parlait pas

C’est arrivĂ© aprĂšs ?

Oui, c’est arrivĂ© aprĂšs. Mais ils restent des exemples. Si je me souviens bien, j’avais 15 ans Ă  peu prĂšs quand Keblack a sorti BazardĂ©e. C’est forcĂ©ment des gens qui m’ont inspirĂ©, lui, comme Naza, comme d’autres. Au final, je pense que quand on Ă©coute ma musique, on ressent ma personnalitĂ©, mais on voit aussi que :  Ah ok, lui, il a grandi dans cette Ă©cole-lĂ .

Il t’a donnĂ© des conseils ?

Ouais, bien sûr

Naza m’avait racontĂ© que Keblack lui avait un peu mis le pied Ă  l’Ă©trier et l’avait un peu guidĂ© dans ses dĂ©buts. Il s’est montrĂ© comme ça aussi avec toi ?

Non, parce que Naza et Keblack c’est vraiment comme des frĂšres. Alors que pour moi, il avait plus un rĂŽle de producteur. Donc, forcĂ©ment, c’Ă©tait des conseils comme ça, des petits trucs qui peuvent servir, par exemple quand on faisait ses premiĂšres parties sur scĂšne. Mais aprĂšs, sinon, pour le reste il nous faisait juste confiance.

J’aimerais qu’on s’arrĂȘte aussi sur une autre Ă©tape, celle de l’utilisation de l’IA qui a permis de mettre un projo encore plus appuyĂ© sur toi. Sur Minimum Ça, t’utilises la voix de Gims, Daju, Keblack, Tiakola, Vegedream. T’en avais parlĂ© avec eux avant ?

Non, pas du tout

Donc ils ont dĂ©couvert le truc en mĂȘme temps que les gens ?

Ouais, ils ont dĂ©couvert en mĂȘme temps

Et comment ils ont réagi ?

HonnĂȘtement, pour la plupart, j’ai eu des retours, et ils ont tous bien rĂ©agi. CarrĂ©ment, ils ont kiffĂ© puisque c’est comme un hommage qu’on leur rend. On sent que c’est pas mal-intentionnĂ©. Et comme on se connaissait dĂ©jĂ  pour la plupart, que ce soit Gims qu’on avait comme Ă©diteur avant, ou Vegedream, qu’on connaissait. En fait on se connait tous. Donc ça veut dire que des fois on se croisait et ils me disaient juste : mais comment t’as fait ça ? Ils veulent tous la technique (rires)

Et t’as eu des retours nĂ©gatifs de labels ou d’artistes qui pourraient estimer que c’est une mauvaise idĂ©e ? Parce qu’ils pourraient se dire que d’autres pourraient le faire et que ça pourrait ĂȘtre une espĂšce de trend ou autre

Ouais mais non, franchement il n’y a eu aucun retour nĂ©gatif. Ça se voit dans la vidĂ©o que ce n’est pas malsain. Ça se voit que c’est fait avec le cƓur. Et puis, on ne peut pas aller contre le progrĂšs aussi. Aujourd’hui, ils utilisent tous de l’IA, que ce soit d’une maniĂšre ou d’une autre

En prĂ©parant l’interview, j’ai Ă©tĂ© amenĂ© Ă  regarder d’autres interviews et je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup de personnes qui te posaient des questions autour de l’IA. Est-ce que tu ne crains pas d’ĂȘtre aussi rĂ©duit Ă  ça sur le plan mĂ©diatique, ou d’ĂȘtre ensuite soupçonnĂ© de n’utiliser que l’IA pour tes morceaux ? J’ai hĂ©sitĂ© Ă  t’en parler d’ailleurs, pour tout te dire.

Ouais, je comprends. Non, franchement, je pense que c’est un des plus grands changements dans notre histoire, en tout cas moderne. Donc ça serait mĂȘme fou qu’on m’en parle pas en vrai. Tu sais, quand on a sorti le remix il y avait cette crainte qu’il dĂ©passe la vraie version, et que les gens prĂ©fĂšrent Ă©couter que la version avec Gims, Tiakola etc. Donc c’est lĂ  que j’ai eu une crainte, mais j’ai eu la chance que les gens prĂ©fĂšrent l’originale et que ce soit celle-lĂ  qui a eu le disque de diamant.

Et qui a fait 141 millions de vues sur YouTube

Ouais, exactement. Donc ça, c’Ă©tait surtout la crainte que j’avais. AprĂšs, le reste, non, ça va

Alors aujourd’hui, tu vis de ta musique. T’es suivi par des centaines de milliers de personnes sur tes rĂ©seaux. Tu fais des millions de vues sur YouTube, je le disais Ă  l’instant. On a quel niveau de vie quand on est au stade, en terme de carriĂšre, de Dr YARO ?

Franchement, Ă  ce stade, ça va. On va dire qu’on est Ă  l’aise. Tu connais, ça dĂ©pend de chacun, mais moi j’ai grandi dans une situation oĂč il n’y avait pas d’argent. Donc ça veut dire qu’aujourd’hui, il n’y a plus forcĂ©ment de crainte. On n’a plus besoin de compter, etc. Mais il y a toujours ce truc derriĂšre de : il faut toujours penser Ă  la suite. Il faut toujours penser Ă  la suite. Surtout que moi, j’ai vĂ©cu des moments oĂč c’Ă©tait un peu en hausse, on montait et on croyait qu’on avait rĂ©ussi. AprĂšs, je suis redescendu, puis remontĂ©, puis redescendu. Donc je sais qu’Ă  tout moment ça peut s’arrĂȘter

C’est jamais acquis

VoilĂ , exactement. Il ne faut jamais se reposer. Il faut vraiment rĂ©flĂ©chir, penser aux prochains mouvements, etc. Donc voilĂ , je pense qu’Ă  ce stade-lĂ , il ne faut pas se sentir gagnant dĂ©jĂ .

En fait, l’idĂ©e, c’est aussi de savoir quelle est la part de fantasme des gens par rapport Ă  la rĂ©alitĂ© de certains artistes. Je crois que c’est Youssoupha, mais j’ai un doute, qui dit dans un morceau qu’il a fait un million de vues, et les gens pensent qu’il a un million d’euros sur son compte

Ouais, c’est ça. AprĂšs, les gens ont leur vision, ils pensent que l’argent coule Ă  flot

Pour toi, c’est un but Ă  atteindre, l’argent qui coule Ă  flot ?

À flot, pas forcĂ©ment, mais personnellement, je suis plus axĂ© sur la sĂ©curitĂ©. On a des familles, j’ai une famille. Donc, en fait, on pense Ă  tout ça. C’est surtout dans ce cĂŽtĂ©-lĂ , une fois que t’es assez Ă  l’aise pour pouvoir vraiment te dire que tu ne craindras plus rien. AprĂšs, on ne sait jamais de quoi demain est fait, bien sĂ»r. Mais l’objectif, c’est ça

Pour toi, la rĂ©ussite, c’est de te mettre en sĂ©curitĂ© et mettre en sĂ©curitĂ© les tiens ?

Ouais, ça commence par ça, en tout cas

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Comment t’expliques que pour certains ou certaines, la rĂ©ussite se traduit par le fait d’exhiber des marques de luxe, voire mĂȘme de les vĂ©nĂ©rer parfois ?

C’est assez compliquĂ©, parce que des fois ça commence par un complexe. Certains, qui ont eu un complexe, je pense, de ne pas avoir eu, d’avoir manquĂ© de certaines choses, de voir d’autres gens Ă  cĂŽtĂ© qui montrent une vie qui ça se trouve n’est pas la leur. C’est quelque chose que les gens ne savent pas, ça. Mais quand t’es petit et que tu vois un influenceur, des gens qui montrent beaucoup de marques, des choses comme ça, tu peux vite ĂȘtre persuadĂ© que la norme c’est ça, et que c’est ce qu’il faut viser.

Et ça a de l’impact alors ces images-lĂ  ?

Forcément, ouais

Parce que tu peux ĂȘtre amenĂ©, toi aussi, Ă  le faire dans certains morceaux. Tu te dis : ça va avoir de l’impact aussi sur les plus jeunes, qui vont se projeter vers ça ? Cette discussion, je l’ai eue avec ZKR il y a quelques semaines lors de l’interview

Parce que c’est vrai que dans la musique, il y a aussi beaucoup ce truc-lĂ . Que ce soit dans le rap, ou dans tout ce qui est un peu afro aussi. Mais aprĂšs, de mon cĂŽtĂ©, je pense que ça va, dans mes clips on ne met pas ça en avant tant que ça. Je parle rarement de marques, de choses comme ça, de richesses. Et quand tu regardes mes clips, c’est plus axĂ© sur de la danse, des choses comme ça. Donc quand tu ressors, tu pars plus avec un bon mood : ok, c’Ă©tait bien, j’ai passĂ© un bon moment, plutĂŽt qu’une envie de t’acheter des vĂȘtements de luxe.

J’ai relevĂ© aussi que dans plusieurs titres, tu dis qu’ Â« elle est matrixĂ©e Â» en parlant de la petite, de la fille, de la femme, etc. Je voulais savoir ce que tu voulais dire par lĂ . MatrixĂ©e par qui et par quoi ?

Ça dĂ©pend dans quel sens je l’utilise. Je pense que dans Simba, quand je dis « la petite est matrixĂ©e Â», je vais parler plus en mode « elle est devenue un peu folle Â», mais au sens ĂȘtre folle de moi. Tu vois ce que je veux dire ? C’est plus dans ce sens-lĂ 

C’est dans le sens « envoĂ»tĂ©e par toi Â» alors du coup ?

Ouais

On voit aussi parfois, dans certains titres ou certains clips, chez beaucoup d’artistes maintenant, la femme prĂ©sentĂ©e comme vĂ©nale, futile, capricieuse, parce qu’elle semblerait potentiellement uniquement intĂ©ressĂ©e par les sacs Chanel. Ou alors, on la rĂ©duit Ă  sa beautĂ©. Est-ce que tu penses que tout ça ça va dans le sens de l’Histoire ?

Oui, mais je pense qu’en fait…bon dĂ©jĂ  c’est vrai, le constat que tu fais est rĂ©el. Il est rĂ©el et je pense que mĂȘme plus largement, c’est dans la sociĂ©tĂ© en gĂ©nĂ©ral, si on veut aller dans ça. Et la musique ne fait que suivre ces codes-lĂ . Mais je pense qu’il y a une Ă©volution quand mĂȘme

Je me demandais si toi, Ă  ton Ă©chelle, tu avais eu des retours de certaines femmes sur ces sujets ? Parce qu’il y a des femmes que ça Ă©nerve lĂ©gitimement, tu vois.

J’ai pas eu de retour sur ça. AprĂšs, quand on Ă©coute le projet dont tu parlais, tu vas avoir des titres oĂč on va parler d’une femme et on va dire un truc comme ça, et tu vas avoir un autre titre comme Mon Livre, par exemple, qui va ĂȘtre vraiment spĂ©cialement pour elles, pour les femmes, qui est une dĂ©claration d’amour envers les femmes.

Et qui est une balade plus douce aussi

VoilĂ . Ouais. Et je pense qu’il faut aller un peu dans les deux sens, et les femmes, pour l’instant, ne m’ont pas fait de retour nĂ©gatif. Parce que ça va, et c’est vrai qu’il y en a qui abusent un peu !

Je sais que le sujet est un peu frontal, mais ça me semblait important d’avoir ton point de vue lĂ -dessus. Et je ne parlais mĂȘme pas spĂ©cialement que de tes textes ou que de toi, parce que c’est un truc qu’on entend beaucoup, chez beaucoup, beaucoup d’artistes. La femme veut juste un sac Chanel, et elle n’est rien d’autre que cet ĂȘtre qui veut juste un sac. C’est une Ă©vidence de dire que c’est rĂ©ducteur, et puis j’entends que ça gronde derriĂšre mes oreilles parce qu’il y a des femmes qui s’offusquent de ça et qui s’insurgent, Ă  juste titre.

C’est important d’en parler effectivement

Pour conclure, tu me parles de ce qui arrive musicalement ?

Il y a le dernier single Petit Jeu, qui vient de sortir, en feat avec Kany, et le clip est dispo. L’EP C’EST BON ? Vol.1 est toujours dispo. Et je suis en prĂ©paration d’un nouveau projet. 

Merci DR YARO !

Merci Scolti, c’Ă©tait cool, c’Ă©tait un bel Ă©change

Profite bien de tes cigales et de tes vacances !

Merci. Ça va faire du bien ! 


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