Sarah Bouchrita, alias Sarah Bidaw, ne raconte pas un parcours linéaire. Elle raconte une construction. Celle d’une femme qui a appris à naviguer entre les rôles, avec passion et endurance face aux épreuves. Tout commence à Lille. Animatrice, puis danseuse spécialisée en house dance, elle entre presque par hasard dans le monde de l’intermittence, encouragée par ceux qui croient en elle avant même qu’elle ne comprenne ce que cela implique. Très vite, la danse devient un terrain de transformation.
Avec la création de son premier solo, AL WARDA, elle plonge dans quelque chose de plus intime. Ses origines, ses tensions, ses identités multiples. Une création profonde, presque solitaire, qui la confronte autant qu’elle la révèle. À Roubaix, elle adapte son travail pour des femmes isolées. Pas de reproduction, mais de l’échange. Chacune apporte sa culture, son vécu. La danse devient un langage commun, un espace où l’on se reconstruit ensemble.

En 2023 vient un autre tournant : PREMIER LIEU. Avec son compagnon, elle reprend une école à Strasbourg et crée un espace ouvert, pensé pour toutes et tous. Ici, on vient danser, pendant que les enfants ont, eux aussi, leur espace.
Mais Sarah ne vend pas un rêve lisse. Elle parle du post-partum, des doutes, de la fatigue, de cette sensation de disparaître parfois derrière ses rôles. Elle parle aussi du choix, comme de dire non. De protéger son énergie, son équilibre. Elle défend une culture plus consciente, plus humaine. Une danse qui transmet autant qu’elle élève, où l’on apprend autant les bases que le respect, l’histoire, le rapport aux autres.
En 2025, elle écrit L’éternel mouvement, un livre à son image, qui ne cherche pas à impressionner, mais à être vrai et à rappeler, sans détour, que tout le monde est capable, à condition d’oser et de savoir s’entourer.
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