Découvrir le graffiti à la fin des années 80 dans une ville comme Maubeuge n’avait rien d’évident. En 1989, la scène locale est presque inexistante et pour voir de véritables fresques il faut souvent se rendre à Paris. C’est pourtant dans ce contexte qu’Isham fait ses premiers pas dans le graffiti.

À ses débuts, il peint surtout des tags dans son quartier. Son premier pseudo est Shaman, avant de devenir Isham, avec parfois les variantes Ish ou Isher pour le vandal. Les influences sont rares : quelques graffeurs locaux, les allers-retours à Paris, mais aussi les BD, les comics et les pochettes d’albums de hard rock, dont les logos nourrissent déjà son goût pour le lettrage.
Avec le temps, son style évolue et s’inspire notamment de figures majeures du graffiti comme COPE2 ou BANDO. Wild style, 3D, jeux de couleurs : il explore différents registres tout en conservant une même exigence, celle d’un graffiti propre, homogène et dynamique.

Aujourd’hui, même si sa présence dans la rue est moins régulière, la passion reste intacte. « C’est l’amour du graff qui me motive toujours. Voir une pièce à toi dans la rue, bien placée, c’est toujours aussi jouissif. »
Actuellement en résidence au Flow, à Lille, il continue de développer son travail sur différents supports, du mur à la toile, tout en restant fidèle à l’essence du graffiti : le lettrage.

Pour lui, un bon graffiti reste simple à définir : « Des lettres homogènes, dynamiques, avec un bon flow. Quand tu regardes la pièce, tu ne dois pas t’ennuyer. »
Et lorsqu’on lui demande de résumer son parcours en une phrase, sa réponse est presque nostalgique :
« J’ai l’impression que c’était hier. »

En savoir plus sur SKUUURT
Subscribe to get the latest posts sent to your email.


