NAHIR : L’INTERVIEW

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DANIEL : Salut Nahir, bienvenue chez SKUUURT !

NAHIR : Merci !

T’es un artiste originaire de Bobigny, t’as déjà sorti quatre projets depuis 2021 : de mémoire INTÉGRAL, RIHAN, INTÉGRAL #2 POV et RIEN SANS LIEN. Et donc là, tu avais sorti MISSION IMPOSSIBLE puis MISSION ÉVASION ce vendredi 6 juin.

N : Exactement.

Tu es dans le rap deeepuis, ça fait 18 ans déjà. C’est toi-même qui le dis, c’est terrible. Fan de, gros fan de DMX à l’époque. Tu as aussi fait pas mal du foot et du coup, aujourd’hui, dans le rap à fond.

N : Exactement, le rap fort.

Allez let’s go ! Alors, à vrai dire, c’est pas la première fois que tu viens chez SKUUURT. Je sais pas si tu te souviens, on t’avait déjà rencontré il y a 3 ans…

N : Je pense que c’était à Lille, non ? Ouais, ouais, je m’en rappelle.

Yes, comment ça va depuis ?

N : Ouais, ça va, hein. Ça va, ça va. Entre-temps, il y a eu quoi ? Un projet en plus, je crois, pas mal de morceaux sortis… Ça va, je me sens bien, musicalement en tout cas.

À l’époque, tu nous avais parlé de ton quotidien en nous expliquant que tu étais dans le charbon du matin au soir, du soir au matin. C’est toujours le cas ?

N : Même encore plus maintenant ! Là, je, je gère plus que la musique, je gère aussi la production, donc ouais, forcément, plus de charbon.

Parce que justement tu as créé ton label, Intégral Corp, c’est ça ?

N : Oui donc maintenant j’ai la double casquette.

Cette volonté de créer le label, elle part d’où ?

N : C’était déjà prévu comme ça. Je pense que c’est le but de tout artiste, de voler de ses propres ailes. Bien que j’ai toujours la même équipe à côté, c’est juste qu’il faut savoir diriger son propre bateau au bout d’un moment.

C’est pour ça que dans le morceau Parc des Princes, tu dis « j’arrive à un stade », c’est ça, ce nouveau stade ?

N : Potentiellement oui. C’est pas par rapport à ça, parce que le morceau était un peu plus ancien. Mais c’est plus, en gros, quand je dis dans Parc des Princes que « j’arrive à un stade », c’est dans le sens où je me dis qu’à chaque fois que j’arrive à une certaine étape, qu’en fait il y en a encore d’autres derrière. Donc c’est pour ça que je dis « c’est pas le Parc des Princes ».

Tu nous avais également parlé de ta vision du succès. Tu nous avais expliqué que, des fois, c’était pas exactement ce que tu voulais et que tu n’étais pas pour la starification, notamment. Est-ce que tu as évolué depuis sur cette position ? Comment tu vois le succès depuis ce nouveau point de vue ?

N : Non, en soi j’ai toujours la même vision, c’est-à-dire que je ne suis pas quelqu’un qui cherche à tout prix la lumière, bien qu’elle soit essentielle pour que la musique marche. Mais je ne suis pas quelqu’un qui est… qui cherche absolument à être starifié. J’aime bien mon mode de vie dans mon coin on va dire.

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Tu restes assez discret en dehors de la musique, au final ?

N : Exactement.

C’est important pour toi de bien séparer Nahir de Rihan ?

N : Bah ouais, c’est important parce que je pense que, bon, même si c’est quand même une chance de pouvoir être connu, de pouvoir vivre de son métier, c’est quand même important d’avoir aussi… de garder sa vie privée. Parce que, finalement, si on mélange les deux, après, à aucun moment tu coupes et même, et même pour les proches, c’est pas évident.

Tes proches, ils le voient comment, du coup, ce succès que toi tu as ? Est-ce que ça a pu changer certaines de tes relations ?

N : Non, mais en vrai, ils sont plutôt, les proches, ceux qui sont toujours avec moi, ils sont contents de ça, hein. Ils me motivent au quotidien, ils sont toujours avec moi. Comme j’ai dit, tu vois, même le fait que j’ai ouvert mon propre label, j’ai quand même la même équipe à côté. Donc, donc ça n’a pas bougé.

C’est important pour toi cette notion de travail en équipe justement ?

N : Ouais, parce que pour moi, ça part de là. C’est important même de… nous les artistes, déjà on est quand même assez têtus. En tout cas, moi pour ma part, je suis quelqu’un de très têtu, donc c’est important pour moi d’avoir une équipe qui m’entoure et qui me dit la vérité, surtout.

De ne pas être entouré que de yes men et d’avoir des personnes qui peuvent aller à contre-courant de ce que toi tu penses ?

N : C’est ça, je pense que c’est le pire pour un artiste, d’avoir des gens pas honnêtes autour.

Dans cette, dans cette même veine, en fait, sur, j’ai capté que sur l’album RIEN SANS LIEN, tu avais intégré cinq jeunes talents au processus créatif. C’est quelque chose qui t’a plu, que tu pourrais refaire ?

N : Ouais c’est quelque chose que j’ai kiffé, et pour le coup, je suis toujours en lien avec ces cinq personnes-là. Donc quand elles ont besoin de conseils, etc… elles peuvent me trouver facilement. Et ouais, c’est quelque chose que j’aime bien. J’aime bien transmettre parce que j’aurais aimé qu’on le fasse pour moi à l’époque.

Ça a pu te manquer à un certain moment dans ta carrière, que tu aies justement des grands qui viennent et qui te conseillent, qui te transmettent certaines choses ?

N : J’ai pas ressenti le manque, mais maintenant j’ai la place que j’ai, je me dis que je ne suis pas quelqu’un qui garde les choses pour moi, j’aime bien partager en fait. Donc pour moi, je sais que c’est une chance d’être là où je suis. Et comme j’en suis conscient, bah j’ai envie de redonner quoi.

Et là tu as ta propre structure. Est-ce que tu envisages, avec cette structure-là, de produire d’autres artistes ? De les accompagner sur tout le processus créatif, sur de la direction artistique, jusqu’à, ouais, devenir producteur, pour d’autres artistes ?

N : C’est le but, mais pour l’instant je pense que j’ai encore beaucoup de choses à faire avant qu’un artiste me confie son avenir. Parce que c’est pas simplement faire du studio, faire des clips, et préparer un projet. C’est plus que ça, c’est un artiste qui te confie peut-être 5 ans ou 6 ans de sa vie, et lui il a envie d’en faire son métier. Donc c’est des grosses responsabilités qui sont autres. Parce que si moi, en tant qu’artiste, qui suis mon propre producteur, si je me loupe, c’est moi qui me loupe. C’est personne d’autre. Donc pour un autre artiste, c’est différent. Je pense que je vais prendre le temps et j’ai encore pas mal de choses à faire, moi déjà.

Tu dis que tu as pas mal d’autres choses à faire. Tu peux élaborer un peu là-dessus ? Qu’est-ce que, qu’est-ce qu’il te reste à faire encore pour toi, pour vraiment être, enfin, prouver quoi ?

N : Ah, en fait j’ai encore l’envie, j’ai encore de l’inspiration. Je pense que j’ai encore plein de choses à faire dans la musique. Et puis là, je viens de me lancer en tant que producteur, donc je découvre aussi. Il y a plein de choses que je suis en train de découvrir.

Tu as encore l’envie et tu as toujours envie de faire des choses et d’en découvrir. On voit des fois des artistes où tu as l’impression qu’il n’y a plus trop l’envie, mais qu’ils sont quand même dans ce truc de sortir de la musique et du coup, qui continuent à sortir, à sortir, à sortir. Est-ce que toi, tu as conscience qu’à un moment donné, potentiellement, si tu n’as plus envie, tu peux sortir de ce système ? Tu n’as pas peur de te retrouver bloqué, justement ?

N : Non, moi le jour où je n’ai plus envie, j’arrête. Ça, j’ai toujours dit, je ne me force pas. Et de toute façon, quand on force la musique… c’est des émotions, c’est du ressenti. Je ne peux pas faire de la musique forcée. J’y arriverais pas de toute façon. Donc non, je ne me force pas.

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Tant que tu as l’envie, tu le fais, mais dès que tu n’as plus l’envie, ça y est, c’est, on passe, on passe à autre chose ?

N : Ouais. Après, bien sûr, des fois il y a des périodes où j’ai moins envie et j’y vais quand même parce que ça reste un travail. Mais l’envie globale, le jour où elle n’est plus là, j’arrête.

Et là sur le nouveau projet, du coup, MISSION : IMPOSSIBLE ET ÉVASION, tu collabores avec des artistes, des jeunes artistes, notamment sur MISSION : IMPOSSIBLE. Sur MISSION : ÉVASION, on parle d’artistes installés mais qui restent très jeunes. C’est dans une idée de collaborer avec la nouvelle génération que tu as choisi les feats ? Donc avec MIG, 2 Mètres, BatBat, RSKO, IDS et RK ?

N : En fait si tu veux, le truc c’est que ça suit le concept de RIEN SANS LIEN qui est déjà de transmettre. Et en regardant ce projet, après ce projet-là, c’est beaucoup mes proches qui m’ont fait remarquer que j’étais comme une sorte de passerelle entre l’ancienne et la nouvelle génération.
Du coup j’avais l’impression que j’étais légitime de pouvoir justement avoir ce juste milieu. Donc sur un EP, avoir vraiment les jeunes qui sont en train de monter, et plus confirmés sur le deuxième.

Donc c’est vraiment toujours dans cette idée de transmission, en fait ? C’est ça qui te drive en ce moment ?

N : Déjà il y a ce truc-là, et il y a aussi le fait que c’est de la musique que j’aime. Par exemple, quand j’appelle BatBat, MIG, 2 Mètres, à ce moment-là c’est les gens que j’écoute.

Tu restes vachement connecté avec ce qui sort encore actuellement en fait ?

N : Avec tout ! Je suis toujours à l’affût, j’écoute tout, je suis quelqu’un de très curieux. De toute façon, les gens qui me suivent peuvent le voir sur mes réseaux. Quand je découvre quelqu’un, je n’hésite pas à le partager, je n’hésite pas ! Je n’hésite pas à en parler parce que, déjà ça ne coûte rien, et parce que le talent, ce n’est pas forcément par rapport aux chiffres. Il y a beaucoup d’artistes qui ne sont pas connus et qui méritent d’avoir de la lumière. En tout cas, à mon échelle, si je peux transmettre ou donner quelque chose, je le fais.

La démarche est grave bonne et c’est vrai que ce n’est pas tout le monde qui le fait, donc c’est plutôt cool. Là, typiquement, par exemple, excepté MIG, BatBat et 2 Mètres, c’est quoi un peu ton coup de cœur ? Genre un petit que tu écoutes fort en ce moment, et où tu te dis « Ah, c’est chaud » ?

N : Euh, franchement, en ce moment, c’est vraiment eux que j’écoute. Là, comme ça, tout de suite, je ne sais pas, j’écoute tellement de tout. Mais je dirais là comme ça, Bilouki.

Bilouki ? Ouais, c’est fort !

N : Ouais, Bilouki c’est un jeune qui est frais, il a une énergie de ouf, j’aime beaucoup.

Je capte, je capte. Il y a quelques jours tu as sorti le clip Mission : Évasion. En vrai, on a trois clips en un. Tu avais fait la même chose pour Mission : Impossible. Le clip, c’est quelque chose qui compte pour toi ? Qu’est-ce que ça t’apporte ?

N : Le visuel pour moi… Enfin aujourd’hui, avec TikTok et tout, on donne un peu moins d’importance au visuel, mais moi je viens d’une école où le visuel est important, et surtout je fais une musique qui est très imagée. Donc je trouve ça dommage de ne pas la mettre en images en fait.

Là-dessus on se rejoint parce que chez SKUUURT aussi, on est vraiment très intéressés par tout ce qui est clip, tu vois ? Et tu as des gens qui disent que ça se perd, nous on essaie de le remettre en avant, que ce soit par des chroniques qu’on a dans le SKUUURT MAG ou même par un festival de création de clips qu’on organise, le CLIP CLAP FESTIVAL. Mais du coup là-dessus…

N : Après il y a des artistes qui n’ont pas forcément besoin de visuel. Des artistes qui ne se montrent pas beaucoup, mais finalement, ça marche très bien comme ça. Par exemple, tu vois, je sais pas, je te prends l’exemple d’un Josman, je ne sais pas s’il faisait beaucoup de clips, finalement, est-ce que ça changerait quelque chose ?

Ouais, ouais, je vois ce que tu veux dire, effectivement, c’est vrai que Josman…

N : Tu vois, il y a des artistes qui n’ont pas spécialement ce besoin-là. Et en vrai, ça marche tout aussi bien. Mais il y a des gens, on a besoin de mettre une image quand même sur leur musique.

Je pense que ça reste, ça reste important, et puis même, ça permet au public de te voir aussi, tout simplement.

N : C’est ça. C’est ça, c’est ça.

Moi, je t’avais connu à la base, la première fois que j’ai entendu un de tes sons et que j’ai kiffé, c’était le morceau H.V. Gros, gros morceau de kickage. Depuis, tu es passé par plusieurs phases, tu as exploré d’autres couleurs musicales qui étaient potentiellement moins sombres, un peu plus chantées. Et là, avec le dernier projet MISSION : IMPOSSIBLE ET ÉVASION, j’ai l’impression que tu reviens sur du kickage lourd, sur une couleur sombre. Je me trompe ?

N : Non, en fait je reviens tout simplement, on va dire, j’aime pas dire ce terme, mais à la base. Parce qu’en vrai, dans mes projets, je rappe, je rappe toujours. Mais je suis quelqu’un qui explore beaucoup. Depuis le début, tu vois, même à l’époque de H.V et tout, j’avais déjà des trucs où j’aimais bien chanter. Sauf qu’à ce moment-là, c’est le rap qui a le plus pris parce que c’est quelque chose que… enfin, je maîtrise plus ça que le reste. On ne va pas se mentir.

Ouais, je capte.

N : Et du coup, pour les gens, je ne sais pas si ça choque vraiment que j’aie ouvert un peu ma musique. Parce que finalement, la plupart des morceaux qui marchent, commercialement parlant, bah c’est des sons un peu plus ouverts, comme Piranha avec Vacra, OTOMOTO, comme Le choix avec Imen Es. Et finalement, le rap pour les EP, je pense que c’était nécessaire dans le sens où c’est des petits projets, des petits formats, la musique se consomme vite. Et je vais pas appeler MIG, BatBat et 2 Mètres pour chanter !

Oui c’est sûr !

N : Et comme j’avais l’idée des deux EP, j’avais voulu faire déjà un truc très, très rap. Et si tu remarques bien le deuxième, ça rappe mais c’est quand même un peu plus solaire.

Ouais, c’est ce que j’allais dire, même au niveau des feats sur MISSION : ÉVASION, quand tu appelles RSKO, par exemple, on sait que là il va y avoir un peu plus de mélo, que ça va être moins sombre au final.

N : Voilà, parce qu’en fait, c’est vraiment le but de ces EP, c’est aussi de montrer les deux facettes que je peux avoir.

C’est un peu comme une nouvelle carte de visite ?

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N : C’est ça. De toute façon, moi je considère qu’à chaque projet je repars de zéro. Je ne regarde jamais le projet derrière.

Tu ne le vois pas comme une évolution, mais plus comme un nouveau départ à chaque fois ?

N : Exactement ! Après si, le but c’est de faire mieux à chaque projet, donc l’évolution, elle est dans ça. Mais en soi, quand je repars sur un projet, je ne suis pas en train de me dire « Ah ouais, non, ça ça a marché, donc faut que je fasse ça ». Je cherche juste à faire mieux.

À te dépasser à chaque fois pour toujours proposer une meilleure musique ?

N : Exactement.

Et donc du coup, MISSION : IMPOSSIBLE ET ÉVASION, c’est le départ d’un nouveau cycle ou c’est vraiment, comme tu me dis, une remise à zéro, et on repart, et le prochain projet sera de nouveau une remise à zéro et on repart à chaque fois ?

N : Il y a quand même un nouveau cycle, parce que comme je l’ai dit plus tôt, il y a le fait que maintenant je suis mon propre producteur, donc ça passe quand même par une autre manière de bosser.
Donc il y a quand même un nouveau cycle et il y a ce truc où je me fais un peu plus confiance. Dans le sens où, maintenant, je prends des décisions. Ce qui fait que je peux peut-être envoyer un peu plus de morceaux, faire encore plus de propositions. Il y a quand même un nouveau cycle, une nouvelle dynamique si tu préfères.

Plus qu’un nouveau cycle, c’est une nouvelle dynamique. Et tu dis que tute fais un peu plus confiance, ça veut dire qu’avant, tu étais moins dans la confiance, plus dans l’attente qu’on te confirme que c’était ok ou pas ?

N : Je ne dirais pas ça comme ça, parce que j’ai toujours eu une certaine autonomie. Je n’ai jamais été forcé de quoi que ce soit, de sortir des trucs, mais je suis quelqu’un qui est très à l’écoute. Je suis pas quelqu’un qui va tête baissée, j’ai des équipes, elles sont aussi là pour ça. Donc je suis très à l’écoute, mais du fait d’être mon propre producteur, maintenant je dois avoir ces décisions-là, des fois seul, et après concerter l’équipe. Donc c’est une autre manière encore.

Tu es encore plus en responsabilité que tu ne l’étais avant par rapport à ta propre musique au final ?

N : Exactement, voilà. Là je peux, entre guillemets, je ne peux me cacher derrière personne.

Mais en vrai, tu n’as pas à te cacher, parce que pour avoir écouté les deux projets, moi ça me régale ! Depuis H.V on suit, et depuis H.V ça envoie fort.

N : Ça fait plaisir !

Et du coup, en tant qu’auditeur, moi j’aimerais savoir, est-ce que tu comptes défendre ce projet sur scène dans les mois qui vont venir ?

N : J’aimerais bien ! Pour l’instant, ce n’est pas encore l’urgence, parce que j’ai beaucoup de trucs à faire encore. Tu vois, il y a les EP mais c’est vraiment pas fini pour moi cette année. Donc j’ai encore pas mal de choses à faire. De toute façon vous le verrez par la suite. Mais après ouais, en tout cas, le but c’est de finir sur scène.

Ok, let’s go ! On viendra, passe par Lille, on va venir en balle !

N : Fort, ah bien sûr. Si, la tournée se fait, on y va.

Ça tue ! Et du coup tu as un peu anticipé sur ma dernière question, mais tu nous cook des petits trucs là pour la suite qui arrive bientôt ?

N : Ouais, je suis déjà sur la suite. Ça va aller très vite.

Ok, donc faut rester branché. Il y a peut-être d’autres choses qui arrivent très bientôt, c’est ça ?

N : Exactement ! Je suis encore en mission.

J’aime bien ! J’aime beaucoup ce que tu me dis là ! Nous on attend, en tout cas. Est-ce que on se dit que c’est le mot de la fin ou tu as encore un petit truc à nous dire Nahir ?

N : MISSION : IMPOSSIBLE ET ÉVASION disponible. Donc, continuez, et puis moi je continue.

On continue à écouter, toi tu continues à nous régaler, et c’est ça qu’on aime.

N : Exactement.

Carré. Merci beaucoup Nahir, en tout cas. Merci d’être passé chez SKUUURT !

N : Merci à vous, merci beaucoup.

Propos recueillis par Daniel Ayassou


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