FIFA : GROS BUSINESS, ZONES D’OMBRES ET BILLETS QUI VOLENT

le president americain donald trump et gianni infantino president de la fifa le 28 aout 2018

Le football, c’est le sport le plus populaire au monde, celui qui fait vibrer les foules, les quartiers et les stades. Mais derrière les lumières du terrain et les grands discours sur la « magie du jeu », il y a une réalité beaucoup moins propre : la FIFA. Cette instance suprême est devenue, au fil des décennies, un véritable empire politique et financier, souvent décrit comme une machine à cash déconnectée de la réalité du terrain. Attache ta ceinture, on plonge dans les dossiers !

billet foot

Tu te souviens du Fifagate en 2015 ? Ce n’était pas un film d’espionnage, mais la réalité. Le 27 mai 2015, à l’hôtel Baur au Lac à Zurich, le FBI a débarqué. Sept hauts responsables de la FIFA ont été arrêtés pour corruption massive. Pendant 24 ans, un système d’enrichissement personnel, de pots-de-vin, de blanchiment et de racket a été mis en place. Le Département de la Justice américain a été clair : la FIFA a été victime de corruption, et l’organisation a fini par recevoir plus de 200 millions de dollars en compensation. C’était le premier vrai gros choc, prouvant au monde entier que le foot était géré comme un cartel.

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Pourquoi ça déraille autant ? Parce que la FIFA brasse des sommes astronomiques (environ 1,4 milliard d’euros de revenus annuels). Entre le sponsoring, les droits TV et l’attribution des Coupes du monde, il y a de quoi perdre la tête. Les révélations, comme celles des Football Leaks, ont montré des systèmes d’évasion fiscale, des contrats douteux et des pratiques de collusion impliquant des agents influents, des clubs et des dirigeants.

Certains journalistes d’investigation, comme Romain Molina, ont soulevé des questions encore plus lourdes : des financements obscurs qui pourraient toucher au terrorisme, au crime organisé, ou même des histoires de pédocriminalité non traitées. Des arbitres ou employés auraient parfois été instrumentalisés, et les instances préfèrent souvent regarder ailleurs plutôt que de faire le ménage.

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Et Gianni Infantino dans tout ça ? Élu en 2016 pour nettoyer l’image de l’institution, il a transformé la FIFA en un empire encore plus politique. Récemment, il a même voulu créer FIFA Forward Enterprise pour vendre des parts de la Coupe du Monde à des investisseurs privés (dont des proches de la galaxie Trump), dans l’espoir de lever des milliards. Résultat ? Une levée de boucliers massive. L’UEFA et même Sepp Blatter, l’ancien boss, ont dénoncé cette vente de « l’âme du jeu ». Sous la pression des critiques et d’un manque de confiance général, Infantino a dû reculer sur ce plan spécifique.

Le style Infantino ? C’est le jet privé, les 50 000 km parcourus en 17 jours (bilan carbone de malade), les déclarations « hors sol » et une gestion où tout semble être prétexte à renforcer son pouvoir. Pour ses détracteurs, c’est le perfectionnement du système Havelange/Blatter, mais version 2.0. Alors, mission impossible à réformer ?

Le problème, c’est que la FIFA est une structure très peu régulée, une « petite structure » qui dirige le foot mondial sans vraiment rendre de comptes au peuple. Tant que les fédérations nationales ont besoin de cet argent (les fameuses subventions FIFA, souvent pas tracées), elles soutiennent en bloc le pouvoir en place.

fifa logo

Le football appartient au peuple disent les puristes mais aujourd’hui, il ressemble plus à un produit financier qu’à un sport de rue. Entre les attributions controversées (coucou le Qatar et la Russie), les procès qui traînent ou s’éteignent avec le temps, et cette quête incessante de profit, la FIFA est devenue une forteresse. Pour qu’elle change vraiment, il faudrait plus qu’une simple réforme : une révolution transparente où le jeu redevient l’unique vertu, loin des réseaux mafieux et des intérêts politiques. En attendant, le ballon continue de rouler, mais le terrain reste sacrément glissant.

Alors, carton rouge ou pas ?

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