Beatmaking et sampling II

mpc 3000

Entre les années 70 et 80, l’explosion de la musique électronique incite les différents constructeurs à développer de plus en plus de samplers, de boîtes à rythmes et de synthétiseurs. En tête : le japonais Akaï, avec ses modèles S900 en 1986, puis S950 en 1988. Cette même année, un tournant s’opère, avec l’arrivée de la MPC60, qui combine un sampler avec un séquenceur et des pads. En 1994, la MPC3000 représente l’âge d’or, en imposant définitivement la suprématie d’Akaï. La machine sera caressée par Dr Dre, J Dilla, Pete Rock, ou encore DJ Premier.

akaï s950
dj premier 1

Dans les années 80, le jeune Christopher Edward Martin fait ses armes en tant que Dj sous le nom de « Waxmaster C », alors qu’il est étudiant à l’université de Prairie View dans l’état du Texas, avant de se mettre à composer et ainsi devenir beatmaker (ce mot n’apparaîtra que dans les années 90) et prendre le nom de DJ Premier. Cette période coïncide avec sa rencontre avec Keith Elam, qui sera plus connu sous le nom de « Guru », et avec lequel il formera le groupe  légendaire Gang Starr. Avec Guru, il pondra des classiques comme STEP IN THE ARENA, ou DAILY OPERATION, parmi d’autres.

mpc60

En 1988 DJ Premier est une référence, un professeur, dans l’art du sampling, allant tout d’abord puiser ses inspirations très jazz chez des artistes comme Miles Davis, ou encore en épuisant toute la discographie soul pour en extraire les pépites. DJ Premier a inspiré toute une génération par sa façon de faire, son approche, et le son qu’il a élaboré au fil des disques étoffés de scratches de légende. Son talent lui a permis de collaborer avec les plus grands noms de la discipline et signer des masterclass comme dans l’album ILLMATIC de Nas, ou encore avec Notorious B.I.G, Jeru the Damaja, Mos Def. Armé de ses MPC60 puis  MPC3000, il a écrit l’une des pages éternelles du Hip Hop.

Djimi Finger


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